Wice è-st-i l’ walon ?


communication-project-manager-300x250Vous êtes de plus en plus nombreux à apprécier notre blog et nous vous en sommes extrêmement reconnaissants… Mais certains s’insurgent : Wice è-st-i l’ walon d’vins tot çoula ? Face à leurs interrogations bien légitimes, il nous semble important d’expliquer pourquoi nous avons choisi de nous exprimer prioritairement en français.

1. Un blog accessible au plus large public

Ce blog se veut accessible à un public aussi large que possible. Aujourd’hui, il est avéré que la langue maternelle en Wallonie est le français. Nombreux sont ceux qui ne comprennent plus rien ni au wallon, ni au picard, et peut-être encore moins au gaumais et au champenois. Nous estimons que la meilleure promotion possible pour ces productions et ces réflexions wallonnes que nous nous proposons de présenter ici doit se faire en français.

2. Un blog accessible internationalement

Ce blog n’est pas exclusivement tourné vers les francophones de Belgique. Il n’est pas rare de voir des étudiants et des chercheurs étrangers s’intéresser aux langues régionales de Wallonie, sans qu’ils les aient pour autant apprises. Employer le français, langue plus largement enseignée à travers le monde, est aussi un moyen plus sûr d’attendre ceux-ci. C’est également le choix fait par d’autres blogs similaires pour d’autres langues régionales (voir, par exemple, le blog à propos du breton). Certains optent parfois pour le bilinguisme mais nous verrons plus bas que ce n’est pas non plus évident dans notre cas. En outre, pour des raisons techniques, il est indispensable d’employer des mots-clés et des référents en français pour s’assurer une visibilité sur les moteurs de recherche du web.

3. Quelle variété choisir ?

La configuration linguistique de notre Wallonie ne nous permet pas de choisir une langue fédératrice. Les diverses variétés locales nous semblent équivalentes et nous ne voudrions pas en exclure plusieurs en n’en choisissant qu’une. Puisque nous nous intéressons à l’ensemble de la Wallonie, nous ne pourrions pas, comme c’est le cas pour certaines pages Facebook ou pour communicationscertains sites, employer celle qui unit le plus grand nombre de locuteurs.
Certains emploient le R’fondu walon (voir à ce propos le site Rifondou-walon). Mais ce projet de normalisation wallonne, parce qu’il répond à des règles peu connues des néophytes et parce qu’il entre souvent en contradiction avec l’orthographe Feller retenue dans la plupart des écrits wallons, ne nous semble pas le plus adapté pour le projet que nous menons ici.
En bref, comme le titre de ce blog le suggère, le wallon n’est pas dans le blog mais dans les textes que nous nous proposons de mettre en lumière. Nous n’excluons pas que l’une ou l’autre rubrique pourrait être adaptée dans l’une ou l’autre variété régionale, en fonction du sujet envisagé mais, pour les raisons précitées, cela ne se fera pas à l’exclusion du français.
Au cœur de notre page Facebook en revanche, parce que celle-ci se veut plus conviviale et beaucoup plus interactive, nous sommes ouverts à la communication en wallon ou en picard. Nous y répondrons toujours en fonction de la langue employée par le locuteur : si celui-ci commente en français, nous répondrons en français, si celui-ci commente en wallon ou en picard, nous y répondrons dans notre variété régionale du wallon : le wallon liégeois ou est-wallon.

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3 réflexions sur “Wice è-st-i l’ walon ?

  1. Jacques Desmet dit :

    Moru po moru ?      

    Tant qu’ nos-èstans come cu èt tch’mîje avou l’ françès, tant qu’ nos scrîjans todi, rapôrt à ç’ lingadje-là, comint voloz qu’on nos r’conèche, nos, lès Walons !
    Mi, m’ walon, dj’èl vwè volti à ‘nnè yèsse disbautchi fin mwârt. C’èst l’ lingadje di mès pârints qu’on va mète è têre dimwin, èt avou li, nosse nom : Walon !
    Li chance qui n’ avans audjourdu, c’èst qu’ lès Flamins vol’nut yèsse maîsse è leû maujone. Poqwè n’ sèrîn’ nin maîsse è l’ nosse, èt lès Bruss’laîres, è l’leûr !
    À m’ chonance, poqwè co s’astaurdji avou dès djins qui n’ont nin lès minmès-idéyes qui vos ? On-èst jamais si bin qu’ dins sès-ayèsses. Qui chov’nuche divant leû-z-uch, nos chov’rans pa d’vant l’ nosse, èt tot l’ monde sèrè binauje.
    Po ça, i faurè tuzer èt r’tourner nos mantches :
    Satchi su l’ min.me cwade tortos èchones, chakèn’ di s’ costé.
    Li mostrer.
    Mostrer qu’on est capâbe.
    Rimète nos djins à scole : nos maîsses èt nos-èfants.
    Li fé sawè dins tos les corons come on l’ dit amon nos-ôtes, èt nin pa dès plâneûs qui passenut pa d’zeû vosse tièsse.
    Rimète au cwârdia di nosse pitit djârdin, dès-omes, brâves èt onièsses, èt nin dès compeûs d’ boûs’.
    Quand tot va mau ; ça n’ sâreût qu’aler mia, mins, i n’a pus à taurdji ! Mauj’ni.

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    • Nos-èstans bin d’acwérd ! I nos fåt sètchî à l’ minme cwède… mins nos-avans turtos nosse prôpe manîre dèl fé.

      Dispôy dès-annêyes, on-z-a r’loukî kimint l’ôte féve po disfinde li walon. Por mi, i n’èst pus timps dè tûzer à disfinde li mwèyin qu’on-z-a tchûzî : on-z-a trop’ d’ovrèdje à fé. È walon, è francès, dj’a lès pinses qui tos lès mwèyins sont bons, dè moumint qui ci n’ seûye nin d’ l’ovrèdje bèrlî-bèrloke…

      Avou cist-årtike, dj’a volou èspliker nosse manîre d’ovrer po l’ walon : çoula n’ vout nin dîre qui totes lès-ôtes n’ont nole valeûr.

      So l’ kèsse dès Flaminds èt dès Brus’lêrs, dji n’a rin à dîre so çoula. On nos a sovint fé creûre qui lès Flaminds n’èstît nin come nos-ôtes. Todi è-st-i qui, mi, dji so v’nou foû d’ine famile di Flaminds… èt vos vèyez bin qui dji m’ toûrmète pus’ po l’ walon, qu’a div’nou li lingadje di m’ coûr, qui bråmint d’ « vrèys » waloneûs… Tot n’èst nin tofér blanc ou neûr !

      Nous sommes bien d’accord ! Il nous faut tirer sur la même corde… mais nous avons tous notre propre manière de le faire.

      Depuis des années, on a regardé comment l’autre faisait pour défendre le wallon. Pour moi, il n’est plus temps de penser à défendre le moyen que l’on s’est choisi : on a trop de travail à faire. En wallon, en français, je pense que tous les moyens sont bons, du moment que ce ne soit pas du travail sans but…

      Avec cet article, j’ai voulu expliquer notre manière de travailler pour le wallon : cela ne signifie pas que toutes les autres sont sans valeur.

      À propos des Flamands et des Bruxellois, je n’ai rien à dire… On nous a souvent fait croire que les Flamands n’étaient pas comme « nous ». Toujours est-il que, moi, je suis issu d’une famille de Flamands… et vous voyez bien que je me tourmente davantage pour le wallon, qui est devenu ma langue de coeur, que de nombreux « vrais » wallons… Tout n’est pas toujours blanc ou noir !

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  2. Bravo m’sieur Desmet… d’acwèrd avou vos ! tins qu’on sèrè d’vins « walon’rèye/Brusèle »..i-n’f’ront rin po r’mète li walon è scole! (c’èst l’seûle manîre dèl såver) i-z-on mètou l' »décrèt » Boland è ridant ! cåse dès Brus’lers ! Si i-n-a nin on politike qui disfind çoulà å pus råde..l’walon va morî ! C’èst dèdjà k’mincî! (d’vins 20ans c’èst foû),çi n’sèrè pus qu’dè « folklore »…Coulà ossî c’èst dèdja k’minçî !…. I sèront djusse bon à fé ossî eune marionète di bwès on côp l’an ! èt l’pèyeû i sèront tot fîr !

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