Un article de circonstance …


sans-titreFace aux attentats de ce 7 janvier et à ceux qui ont suivi directement, comment rester indifférent ? S’attaquer à la presse, c’est s’attaquer à la liberté d’expression… On peut ne pas avoir été d’accord avec la plume acerbe de Charlie Hebdo, mais on ne peut pas tolérer que l’on tue pour un coup de crayon ou un mot.

Nous partageons donc avec vous le texte écrit par Joëlle Spierkel, auteure namuroise, face à cet événement…

« Mi keûr è-st-èvôye al disbautche dispû l’ matin pa l’uch au laudje »  Jean Guillaume

Dès côps qu’i-gn-a, gn-a pus rin qui va !
Audjoûrdu, nos-èstans pèneûs come on r’naud qu’one pouye aureut yeû !
Nos nos-avans dispièrté tot machurés èt nosse keûr è-st-ossi pèsant qu’on pwin d’ chîs lîves !
Mins nos brès n’ sont nin vûdes ca nos pwartans l’ bèsace di Charlie !
Li cène qu’èst todi plin.ne di libèrté d’ dîre, di scrîre, di lîre, di tchanter, di dèssiner ;
Li cène qu’èst todi plin.ne di rîre, di couyonâdes, di fiyâte po d’mwin ;
Mins plin.ne di risses èto èt, fwârt avant, plin.ne di vîye sins peû èt sins in.ne !

Tot rindant bon d’vwêr aus fèls dèssineûs èt aus gazètîs, aus-ajents d’ police, aus brâvès djins qui sont mwârts sins-awè tot faît leû bouye

Tot sawaîtant aus cias qui sont-st-à l’ospitau di r’prinde fistu au pus rade

Nos leû d’djans

Nos nos foutans do diâle èt co do martchand !

L’Agasse

Vous trouverez ci-dessous une traduction littérale. Celle-ci n’a aucune visée esthétique et n’a comme seul objectif que la compréhension du texte initial et de sa portée.

« Mon coeur est parti au désespoir ce matin, par la porte ouverte » – Jean Guillaume.

Parfois, rien ne va plus !

Aujourd’hui, nous sommes humiliés comme un renard qu’une poule aurait eu !
Nous nous sommes réveillés tout barbouillés et notre cœur est aussi lourd qu’un pain de 6 livres !
Mais nos bras ne sont pas vides, car nous portons la besace de Charlie !
Celle qui est toujours pleine de liberté de parler, d’écrire, de lire, de chanter, de dessiner ;
Celle qui est toujours pleine de rires, de bêtises, de confiance envers demain ;
mais pleine de risques aussi, et, auparavant, pleine de vie sans peur et sans haine !

En rendant hommage aux piquants dessinateurs et aux chroniqueurs, aux agents de police, aux braves gens qui sont morts sans avoir fait tout leur travail,

en souhaitant à ceux qui sont à l’hôpital de reprendre conscience au plus vite,

nous leur disons :

Rien ne nous arrête !

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Ine saqwè à dîre ?

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