Du cinéma wallon ?


fils-du-blancQuel monde peut sembler plus fermé aux dialectes que celui du cinéma ? Voici un domaine où l’on n’imagine pas qu’on puisse avoir l’audace d’user de la langue régionale comme d’un moyen d’expression. Quand on remarque que les maisons d’éditions sont frileuses à l’idée de publier des auteurs de terroir, on ne peut espérer avec optimisme qu’un réalisateur puisse investir beaucoup de temps et d’argent dans un film qui n’aurait qu’un public « restreint ». Pourtant, dernièrement, un jeune réalisateur a osé le wallon dans un court-métrage !

Tourné au printemps 2012, le Fils du blanc est un court-métrage écrit et réalisé par Maxence Robert. Il conte l’histoire, au-delà des grilles de l’usine, d’un jeune homme employé à l’usine, au sein de l’équipe de son père… et la relation complexe qui s’installe entre eux.

Le court-métrage, salué par la critique, avait reçu le Prix BeTv du court métrage belge et  celui de la meilleure photographie, lors du FIFF de Namur en 2013, a également reçu le prix Jean Van Crombrugghe de l’Union Culturelle wallonne en septembre 2013.

En effet, la langue des ouvriers est … le wallon de Charleroi ! Un choix qui, comme Maxence Robert l’avouait en septembre 2013, s’était imposé au réalisateur dès ses premiers instants passés sur le terrain. Cette langue étant celle que les ouvriers utilisaient encore entre eux au sein de Carsid, à l’époque du film, il lui semblait totalement logique de ne pas la supprimer du film, par souci de réalisme.

Il faut dire que Maxence Robert avait été bercé de wallon par son père Michel Robert, auteur dialectal gerpinnois.

Malheureusement, ancien élève de l’IAD et promis à un bel avenir, Maxence Robert a quitté notre monde… Espérons que son film, réalisé avec un grand soin, fera des émules auprès des jeunes réalisateurs et encouragera la jeune génération à oser le wallon.

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Maxence Robert, lors de son passage au FIFF de Namur en 2013.

Nous vous invitons à voir une interview réalisée à l’occasion du festival international des écoles de cinéma à Poitiers dans laquelle il parle très bien de son court-métrage. On peut également écouter une interview donnée à RamdamRadio.

Le film, quant à lui, est disponible auprès de Médiadiffusion – l’atelier de production de l’IAD.

On peut le visionner en intégralité pour 1,99 € sur Dailymotion.

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