GPRA


Initié en 1932 sous l’égide du roi Albert Ier, le Grand Prix du Roi éponyme récompense depuis 78 ans la meilleure troupe en langue régionale. Créé pour encourager et valoriser le théâtre dialectal, mais aussi pour insuffler un air de fête culturelle à ces manifestations, ce concours se déroule en différentes phases et juge sept critères différents, parmi lesquels on compte la mise en scène, l’interprétation, la maîtrise de la langue mais aussi la qualité de la pièce, les décors, les costumes, les éventuels effets spéciaux. Si cette institution de la culture wallonne prône un art que les mauvaises langues auront vite fait de qualifier de vétuste, elle se distingue comme une organisation particulièrement moderne, obligeant par exemple son jury à comporter au moins une femme et un juré âgé de moins de 35 ans. Une ouverture d’esprit et un souci d’égalité dignes d’être soulignés ! Car le théâtre dialectal n’est pas mort, qu’on se le dise ! Partout en Wallonie jouent des troupes d’amateurs ou de semi-amateurs qui ont à cœur de s’exprimer dans la langue locale : les provinces de Liège, du Brabant, du Hainaut, de Luxembourg et de Namur ont toutes été plusieurs fois lauréates du Challenge dont la finale se déroule toujours devant un membre du palais royal. Mais comme le faisait remarquer Léon Hansenne en octobre dernier au micro de la RTBF (voir l’interview ici), les dramaturges wallons se font de plus en plus rares et les oeuvres présentées sont souvent des adaptations de pièces francophones : or, ce qui différencie fondamentalement un texte français d’un texte wallon, c’est l’esprit dans lequel il est écrit. Les images, les expressions et même les personnages sont différents suivant la langue dans laquelle les auteurs s’expriment. Au vu de cette évolution, le GPRA permet aussi de créer un esprit d’émulation auprès des jeunes générations. En effet, beaucoup de troupes dialectales possèdent une réserve de jeunes acteurs qui s’essaient d’abord à la récitation de poèmes wallons puis à l’interprétation et au jeu. Ces nouvelles recrues sont indéniablement l’avenir du théâtre wallon et peut-être, on l’espère !, de l’écriture dramatique dialectale. Le Grand Prix du Roi Albert est, dans cette optique, une merveilleuse machine à rêves pour les amateurs de théâtre, qu’ils se trouvent de l’un ou l’autre côté du rideau rouge ! La finale du Grand Prix 2015 prévue le samedi 23 mai à 14h45 au Trianon, à Liège. Renseignements sur le site de l’Union Culturelle Wallonne.

Article rédigé par M. C.

Cette année, le finaliste est :
La Société Royale La Chanterie de Belgrade
avec « Li Bone Catchète » de Michel André

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